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1 jour / 1 œuvre

12.04.2024
Mountaincutters

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Vue et détail de l'exposition "Morphologies souterraines." 2023.

Palais de Tokyo, Paris.

Photos © Mountaincutters

Biographie de Mountaincutters :

 

Vivant et travaillant à Bruxelles, Mountaincutters est un duo d’artistes, une identité hybride. Pratiquant principalement la sculpture in-situ, leur travail est fortement influencé par les lieux d’exposition, et se concentre sur le lien qui se façonne entre les êtres humains et les environnements qu'ils habitent. Leurs structures en acier, éléments en verre, céramiques, tissus et matériaux organiques, ainsi que leurs écrits et circuits de cuivre forment des écosystèmes temporaires, dans lesquels l'énergie est canalisée entre l'humain, l'organique et l'inanimé. Les interventions des Mountaincutters génèrent, par la mise en place d'un système poétique, une incertitude esthétique qui favorise les situations transitoires et les formes inachevées.

« Notre exposition a été dictée par le lieu qui l’accueille. Il est constitué de deux typologies d’espace que nous avons fusionnées en abattant une cloison.

Dans l’espace du Tarmac, nous avions la sensation qu’il y avait quelque chose de très structurel. Ses colonnes évoquaient beaucoup les questions de fragilité de la structure, et donc pour nous, également la fragilité des corps. Le second espace, plus blanc, plus lisible, peut-être plus neutre, se prêtait quant à lui au développement horizontal. L’idée de l’archéologie pouvait s’y développer et ainsi créer un moment de bascule entre corps, environnement et origine. L’enjeu du climat a aussi influencé notre projet .

Pour cette saison d’expositions, le sens de circulation est inversé au Palais de Tokyo. Le public pénètre par les sous-sols et tous les espaces habituellement les plus visibles, remplis de lumières et donc de chaleur, sont laissés vides. Nous avons souhaité travailler les questions de fluides et de températures à travers la présence de thermomètres dans l’espace. Ce sont des indicateurs indiciels, ils nous donnent une information, mais demeurent en même temps de simples détails dans un espace aussi grand . Le public sera amené, ou non, à le découvrir. La question de la température est toujours à la fois inquiétante et invisible.

Nous avons souhaité travailler autour de la question des normes PMR (Personnes à Mobilité Réduite). Notre travail est parcouru par la question des corps défaillants que nous envisageons comme quelque chose de positif, comme un vecteur de production de formes et d’énergie. Dans l’espace d’exposition, il y a un passage à niveau qui est matérialisé par une rampe PMR. Nous avions envie de lui donner une place centrale, ou du moins très importante, dans ce projet. Cette rampe, habituellement utilisée seulement par les PMR, devient ici le seul passage possible, quels que soient les corps. Il y a eu cette intention de vouloir la rendre sculpturalement visible dans l’espace, qu’elle soit porteuse d’une énergie, dans la mesure où le laiton est une matière très conductrice. Avec le passage du public, cette rampe va s’altérer, elle n’aura plus la même lisibilité. Nous souhaitions montrer l’incidence des corps qui passent, mais aussi celle des roues des poussettes et des fauteuils roulants. »

– Extrait de l’entretien de Mountaincutters avec Adélaïde Blanc, au sujet de leur exposition "Morphologies souterraines." 2023.

Le travail de Mountaincutters sera présenté lors de notre exposition “He Needs Me. 30 ans de la Collection Veys-Verhaevert.”

/!\ Cette pièce ne fait pas partie de la collection de Christophe Veys.

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